Autisme et alimentation : mes bizarreries alimentaires

Jusqu’à ce que je découvre le syndrome d’Asperger, je n’aurais JAMAIS imaginé que mes particularités alimentaires puissent être liées à l’autisme. Les goûts étant propres à chacun, je pensais que les miens étaient simplement un peu plus étranges que la norme. Comme nous allons le voir, plusieurs paramètres tels que la sensibilité sensorielle, les rituels ou les comportements restrictifs peuvent amener la personne autiste à développer des troubles de l’alimentation.

Quand j’étais petite, je ne me percevais pas comme une enfant difficile sur le plan alimentaire. Dans ma tête, c’étaient les autres qui se compliquaient la vie en ajoutant ou en mélangeant toutes sortes de trucs à un aliment qui était déjà naturellement goûteux. Quelle idée d’ajouter de la sauce sur des feuilles de salade si belles et naturellement goûteuses ? Quelle idée d’ajouter du lait à des céréales délicieusement croquantes pour qu’elles deviennent des trucs mous à la texture écoeurante ? Quelle idée de gâcher de savoureuses frites de pomme de terre avec de la moutarde, du ketchup ou de la mayonnaise ? Comment aurais-je pu être difficile alors que je me contentais de ce qui a de plus simple ? 😇

Vous trouvez ça bizarre ? Bienvenue chez la fille qui mange tout nature (ou presque), non pas parce qu’elle fait attention sa ligne, mais parce qu’elle trouve que c’est meilleur comme ça 😎  

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En immersion gustative chez Philo.

Chers lecteurs, chères lectrices, je vous invite à partager mon menu fictif du jour, crée spécialement pour vous. Installez-vous bien confortablement et laissez-vous servir  😎 

Habituellement, je ne déjeune pas le matin parce que le petit-déjeuner quel qu’il soit ne m’a jamais réussi mais pour vous, chers invités, je suis prête à faire une exception. 

Déjà, on oublie le café. C’est pour les adultes. Or nous ne sommes pas des adultes et le serons jamais. Donc pas de café. Deux choix s’offrent à vous : thé/tisane ou chocolat chaud. Ne faites pas un choix avant de connaitre la suite car les accompagnements diffèrent selon la boisson choisie ! 

Si vous optez pour un thé ou une tisane, votre accompagnement sera impérativement sucré : biscuits, viennoiseries, tartines de confiture. Dans ce dernier cas, les tartines de confiture ne doivent jamais être accompagnées de beurre ! Ce mélange est gustativement-visuellement-texturellement-beurk ! Et le pain doit toujours être grillé. De la confiture sur une texture molle est problématique (donc on oublie également la confiture sur les crêpes !).

Si vous optez pour un chocolat chaud (au lait végétal), on oublie le sucré ! Un accompagnement sucré gâchera le goût de votre chocolat chaud alors qu’un accompagnement tel que le fromage le sublimera ! Question de bon sens  😎  Tartines de pain grillées ou pas (ou pain des fleurs pour une version plus saine) avec du beurre – oui, le beurre est très apprécié dans ce cas précis) et fromage à pâte dure ou semi-dure ou de chèvre/brebis frais. Mademoiselle est tout aussi compliquée dans le choix de ses fromages. 

Dans les deux cas, attention aux miettes ! Il ne doit y avoir AUCUNE miette qui tombe dans le bol sinon c’est hautement problématique. Donc soit on évite le trempage, soit on fait extrêmement attention de ne pas laisser tomber un seul dixième de miette dans le bol qui pourrait gâcher votre délicieuse boisson. Et puis on évite de tremper les aliments déjà relativement mous. Seuls les gâteaux secs y sont autorisés pour les ramollir légèrement, je dis bien légèrement ! 

Tout va bien ? Vous me suivez ? Bien, on continue. 

Vous aimez la salade et les crudités ? Tant mieux ! Servi avec un filet d’huile de votre choix et éventuellement des graines et un peu de spiruline, vous n’aurez pas d’autres assaisonnements ! Oubliez le vinaigre, citron, moutarde, sel, crème et autres. L’huile c’est très bien. 

Ici, on minimise les aliments rouges parce que c’est problématique. Ne me demandez pas pourquoi, c’est comme ça. Donc on limite les tomates et le poivron rouge en très petite quantité parce qu’ils sont tout juste tolérés.

Je vous ai préparé des pâtes (sans gluten). Avant mon évolution vous auriez eu le droit à des pâtes au beurre et au gruyère et c’est tout. On oublie les pâtes à la bolognaise. Le rouge est problématique et doublement problématique lorsqu’il est en bouillie et mélangé à d’autres aliments. On oublie aussi les pâtes à la carbonara avec plein de crème fraîche. Certains produits laitiers sont problématiques. Comme je me suis améliorée, je peux vous proposer des pâtes à la sauce tahin, la seule sauce qui fait partie de mon répertoire culinaire. Elle se compose d’oignon, de purée de sésame (tahini), de champignons et de quelques épices. Cependant, celle-ci doit rester suffisamment épaisse, si elle est trop liquide, ça devient beurk.

Pour ceux qui ne le sauraient pas encore, je mange végétarien donc on oublie la viande et le poisson. De toute façon, les pâtes à la sauce tahin, c’est très bien. 

Vous préférer les frites ? Dans ce cas, vous aurez le droit à des frites… et du sel. Ne comptez pas sur toutes ces sauces superflues qui viennent gâcher cette si belle couleur jaune soleil que nous offre la patate dorée au four ou à la friteuse ! Par contre, vous mettrez le sel à coté et vous ramasserez délicatement quelques grains de sel avec chacune de vos frites avant de les manger. Attendez-vous à ce que les autres vous trouvent particulièrement bizarre… mais dites-vous que vous n’êtes plus à une bizarrerie près ! 

Passons au dessert. Les produits « light » sont inexistants chez Philo. Oubliez les yaourt O%, les crèmes à moitié liquides. Un bon yaourt bien épais au lait entier non homogénéisé avec une bonne couche de graisse à la surface sera satisfaisant. Plus c’est lourd et compact, meilleure c’est. Après ces quelques mots, vous ne douterez plus de savoir si je suis anorexique ou pas. Vous préférez une glace ? Ok, la glace c’est bon mais c’est froid, très très froid. Vous vous lamenterez des heures en marmonnant que votre glace est trop froide et vous vous demanderez pourquoi il n’existe pas des glaces chaudes ! Et alors on vous répondra qu’une glace chaude, ce n’est plus une glace !  

Ah oui, j’allais oublié la boisson. Et bien, je vous propose… de l’eau. Mais pas n’importe quelle eau. La moins chargée en minéraux, nettement plus légère et gouteuse. La meilleure boisson au monde qu’il soit ! On oublie les boissons gazeuses douloureuses pour votre gorge sensible, à moins d’y retirer les bulles. Patienter et touiller encore votre coca pour qu’il n’y ait plus de bulle. Mais honnêtement, on peut s’en passer. On oublie le vin rouge car comme on l’a vu, le rouge, c’est problématique et puis on oublie le vin tout court à moins d’une grande occasion. Mais on est pas contre un petit jus de fruits et légumes fraîchement pressés à condition que la couleur soit esthétique et si possible pas trop rouge…

Alors, ça vous a plu ? Vous reviendrez ?  😎 

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Mais… ne serait-elle pas capricieuse cette Philosophine ?  

Quand ma mère me voyait secouer énergiquement mes gâteaux pour faire tomber les miettes sur la table avant de les tremper dans mon bol, elle se demandait si je n’exagérais pas un peu… Il est vrai que certains comportements peuvent passer pour des caprices alors qu’ils n’en sont pas. J’appréhendais beaucoup les repas en dehors de chez moi. C’était un grand facteur de stress en société. Mes angoisses ont diminué le jour où je suis devenue végétarienne car ce fut un bon prétexte pour éviter un bon nombre de plats qui me posaient problème. Soit les gens étaient plus à l’écoute de mes besoins, soit j’apportais mon propre repas (parce qu’il parait que cuisiner végétarien est très compliqué dixit certain(e)s omnivores 😆 ). 

Nous allons voir plus précisément en quoi l’alimentation peut être problématique.

Les textures :

Les fameuses textures ! La sensibilité aux textures alimentaires est un phénomène récurrent chez l’autiste à cause de son hypersensibilité sensorielle. De ce fait, des textures qui ne dérangent pas la plupart des gens peuvent être désagréables pour la personne sensible. C’est le cas pour moi avec certaines textures molles, trop liquides ou avec des morceaux. Je vais par exemple avoir du mal à manger une banane bien mûre qui a perdu sa fermeté, cela va entrainer un reflex nauséeux. Une banane écrasée à la fourchette m’est impossible à avaler. Elle doit être passée au blinder pour avoir une texture bien lisse. Une sauce de salade faite d’huile émulsionnée avec du vinaigre ou du citron peut avoir un texture très dérangeante alors que l’huile seule ne me dérange pas du tout.

Il y a aussi des textures qui sont douloureuses comme les boissons gazeuses. Petite, je n’aimais pas le coca à cause des bulles qui me faisaient mal à la gorge. C’était très désagréable alors je le touillais jusqu’à ce qu’il n’y en ait plus.

Les goûts trop forts ou qui se mélangent :

À l’heure du goûter, j’aimais bien les tartines de beurre et les tartines de confiture mais gare au non averti qui avait le malheur d’étaler les deux sur ma tartine ! Le mélange beurre/confiture était insoutenable tant au goût, à la texture qu’à la vue.

La plupart des aliments acides sont très problématiques. Je ressens l’acidité d’un aliment très fortement et cela prend totalement le dessus sur les autres saveurs. Vous savez, c’est comme les gens qui sont incommodés par les plats trop épicés, la sensation sera désagréable pour eux et ils n’y trouveront pas de plaisir. Et bien moi c’est la même chose avec l’acidité (alors que je supporte très bien les épices). J’utilise donc très peu d’aliments acides en cuisine, et donc mes plats peuvent sembler un peu « fade » pour certains alors que pour moi, ils vont être très gouteux. 

Jusqu’à l’âge de 17 ans, j’ai eu une alimentaire principalement industrielle et mon plaisir de manger était souvent gâcher par des sensations que je n’arrivais pas bien à identifier. Quand je suis passée à une alimentation biologique et au fait maison, j’ai vécu une véritable renaissance gustative. Toutes ces petites choses subtiles qui me gênaient avaient disparu. Cela provenait des additifs alimentaires (exhausteur de goût, etc..) qui modifient le goût mais aussi la texture !  

Quand on emmène un enfant (ou un ado) au MacDo, on est généralement sûr de lui faire plaisir. La première fois que je suis rentrée dans un MacDo, pleine d’enthousiasme, qu’elle ne fut pas ma déception de me retrouver au milieu d’insupportables odeurs que je qualifierais d’écoeurantes. Un dégout visuel et olfactif pour les fameux Burger tant appréciés fait que je n’ai jamais pu en goûter. Et puisque les salades contenaient de la sauce et que le coca me faisait mal à la gorge, il me restait les frites et les nuggets. Plus tard, quand je suis passée au végétarisme, il ne restait plus que les frites (sans sauce, bien évidement  😎 ). On oublie donc le fast-food.

Le chaud & le froid

Autre point sensible : la température. Petite, j’étais très lente pour manger parce que c’était toujours trop chaud. Alors que j’attendais que ça refroidisse, les gens pensaient que je boudais mon assiette. Je revois encore ma mère devoir refroidir mon chocolat chaud en le passant d’un bol à l’autre avec de me le tendre en me disant « Ce n’est plus trop chaud maintenant ». Hélas, ça l’était encore trop pour moi et elle finissait par s’énerver.  😛 

Le froid des glaces et des boissons fraîches peut également être désagréable. J’attends toujours un peu que ça tiédisse ou je vais préférer un dessert glacé accompagné d’un coulis de chocolat chaud par exemple ou de crème chantilly qui adoucit et réchauffe le tout.

Les couleurs et la présentation

La présentation d’un repas dans l’assiette peut être extrêmement importante pour l’autiste. Trop de mélanges = trop d’informations complexes à gérer. Dans mon assiettes, mes aliments vont souvent être séparés les uns des autres même si je tolère plus les mélanges qu’avant. L’alimentation étant l’un de mes intérêts spécifiques, j’ai prix plaisir au fil du temps à jouer avec les aliments, ce qui m’a aidé à mieux gérer mes difficultés, même si je fais encore preuve de rigidité au quotidien. 

Il arrive aussi que l’autiste soit dérangé par les couleurs et ne puissent pas manger une certaine couleur d’aliment. J’ai lu le témoignage d’une personne qui ne peut manger que des aliments de couleur jaune. Vous imaginez à quel point cela peut être problématique en société mais également avoir un impact sur la santé. 

Dans mon cas, j’ai une aversion pour le rouge, surtout lorsqu’il est mélangé à d’autres aliments. Donc, tout ce qui est à base de tomate par exemple est problématique tant visuellement que gustativement. Au fil, des années, j’arrive tout de même à les intégrer avec parcimonie dans mes plats. J’arrive à intégrer le poivron rouge alors qu’avant, je ne voulais que du vert. Et même si j’adore les fraises et la pastèque, je ne vais pas me jeter dessus. Il me faut toujours un petit temps d’intégration de l’information avant de me décider à les manger. 

La rigidité à travers les routines et les rituels : 

La rigidité dont font preuve les personnes autistes se retrouve également dans la l’alimentation à travers des routines ou des rituels. Je vais par exemple préparer mes repas toujours de la même manière, en suivant toujours une série d’étapes bien définies. Ce n’est pas par manque de créativité, le jour où j’ai envie de faire différemment, je le fais, mais c’est comme ça et pas autrement.

Je vais avoir tendance à utiliser toujours les mêmes ustensiles. Par exemple, je mange avec la même fourchette et uniquement celle-ci depuis plusieurs années. Je vais avoir un contenant particulier pour tel type d’aliment ou de boisson, choisir ma cuillère en fonction de ce que je mange…

On retrouve aussi des routines alimentaires chez l’autiste telles que manger toujours les mêmes repas sans s’en lasser. J’en connais qui ont un répertoire culinaire extrêmement peu varié. C’est-à-dire se limitant à quelques aliments.

Avant de m’intéresser à l’alimentation et la santé, j’avais des routines alimentaires assez restrictives. Quand j’adoptais un plat ou un aliment, j’avais tendance à ne vouloir manger que ça pendant des jours, des semaines avant de me focaliser sur un autre aliment, car comme nous le verrons dans un prochain article, l’autiste est un être obsessionnel.

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Ces particularités alimentaires sont-elle un handicap au quotidien ?   

Il faut savoir qu’il existe d’autres troubles alimentaires chez la personne autiste qui présentent des hyposensibilités (l’inverse de l’hypersensiblité). Cela peut se manifestait par un manque d’intérêt pour les aliments, de la difficulté à ressentir les gouts, une absence de la sensation de faim, de soif, de satiété et d’une plus faible sensibilité à la douleur. 

Mes difficultés liées à l’alimentation sont moindres par rapport à ce que j’ai pu lire parfois ou constater dans la réalité. Comme j’ai fait de la santé et de l’alimentation un intérêt spécifique, je suis soucieuse m’alimenter correctement et pour ce faire, il m’a fallu apprendre à contourner certaines problématiques comme on le ferait avec des enfants. Par exemple, je déteste la betterave tant pour le goût que la couleur au point où il m’était impossible d’en prendre une dans les mains. Petit à petit, je me suis familiarisée avec la bête en la passant en jus avec beaucoup de carottes et d’oranges pour ne pas trop sentir le goût. Ainsi, je peux quand même profiter de ses bienfaits. 

En société, je vais tout au plus passer pour une fille qui fait attention à sa ligne, orthorexique (obsession pour l’alimentation saine) voire carrément anorexique. C’est énervant mais on finit par ne plus y prêter attention. Avec les gens qui me disent « pour une fois, tu peux bien te faire plaisir, lâche-toi un peu ! » je me suis souvent débattue à essayer de leur faire comprendre que ce qui leur procure du plaisir me procure du déplaisir voir du dégout. Je n’exclus pas le fait que je sois soucieuse de ma santé, et de mon bien-être, sachant qu’une substance peut rapidement provoqué des symptômes très désagréables dans mon corps mais mon plaisir reste ce qui me guide au quotidien. Soyez-en assurés !  😎 

bizarreries alimentairesDélicieuses crêpes à la farine de patate douce.

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Je cuisine un jour bleu 

Gourmets autistes, recettes & témoignages

Josef Schovanec & Claude Carat

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Assiette de fruits, miam !

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Alimentation & Autisme

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Recette de pâté végétal & cru

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Jus de pastèque/basilic :

Admirez ce magnifique contraste de couleur ! 

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Les assiettes à compartiments :

pour que les aliments ne se mélangent ente eux

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5 réponses à “Autisme et alimentation : mes bizarreries alimentaires”

  1. Vouillemin dit :

    Tu sais, quand je lis ça, je me retrouve un peu. Quand j’étais petite j’ai des soucis spéciaux. Par exemple si je tournais une fois à droite il fallait que je tourne une fois à gauche, pour équilibrer. J’aimais tout ce qui était pair aussi, quand je marchais je me concentrait pour ne pas marcher sur les joints des pavés, et un pavé sur deux vu que c’était pair…
    Et pour la nourriture, un peu comme toi ! Surtout, ne rien mélanger. D’abord je mange ma viande, ensuite mes petits pois. Mes frites c’était avec du ketchup et pas question de goûter la mayonnaise si j’avais commencé avec du ketchup. Je ne mangeais que des nuggets au quick. Je ne mangeais jamais des glaces parce que c’est trop froid. Jusqu’à mes 20 ans.
    Ça s’est atténué avec le temps, grâce à du travail sur soi. À de l’acceptation aussi. Mais surtout grâce au fait que maintenant j’ai l’impression de faire parti de ce monde !
    Bon, je continue avec mes troubles obsessionnel. Ça j’arrive pas trop à changer. Je cuisine souvent la même chose. Peut être une fois par an je prends des nouvelles recettes pendant une semaine et puis c’est fini.
    Tout ça pour dire que on ne devrait pas stigmatiser les gens comme ça. Ils sont comme les autres et étonnamment ça peut évoluer au fil du temps !
    Bisous et profite de la vie 🙂

    • Philosophine dit :

      Ah oui, cela s’apparente davantage à des troubles obsessionnels compulsifs, j’en ai eu un peu quand j’étais petite mais ils se sont envolés.
      Nos bizarreries, c’est aussi ce qui fait notre charme ! Hi hi hi ^_^
      Merci pour ton commentaire 😀

  2. HPerdue dit :

    Et bien moi j’adore ce qui est acide et je ne supporte pas ce qui est trop sec, alors je mets plein de lait (végétal) sur mes céréales ! 😉

    Mais je ne pense pas avoir trop de « bizarreries » alimentaires, je n’ai pas trop de restrictions par exemple….et aucun problème avec une couleur en particulier…

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