Bain dérivatif : effets indésirables ou crise de guérison ?

By Philosophine | Beauté Santé

Je reçois régulièrement de chouettes témoignages de personnes qui pratiquent le bain dérivatif avec succès. Si vous n’avez jamais entendu parler de cette méthode ancestrale, je vous conseille de consulter mon premier article sur le sujet : L’incontournable bain dérivatif. Il est l’un des articles les plus consultés sur le blog !

effets indésirables

Je reçois aussi beaucoup de questions, notamment sur les fameux effets indésirables. « Est-ce que tel symptôme peut être considéré comme un effet indésirable ? », « Combien de temps cela va-t-il durer ? », « Dois-je arrêter le BD ? »

Avant de répondre à ces questions, j’aimerais vous partager l’incroyable expérience que j’ai vécue l’été dernier.

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Des douleurs inexpliquées

​Fin avril 2018 : une petite douleur pointe le bout de son nez au niveau de ma cheville droite avant de s’en aller au bout de 4 ou 5 jours. Comme je fais régulièrement du fitness, je mets cela sur le compte d’un faux mouvement.

Quelques semaines plus tard, la douleur revient en force. Ma cheville est gonflée, je ne peux plus enfiler ma chaussure et la douleur monte jusqu’au mollet. J’arrête le sport, je me mets au repos. Mais les jours passent, et je ne sens aucune amélioration.

Avec les grosses chaleurs du mois de juin, je crains une phlébite. J’en ai pourtant pas le profil mais mon côté hypocondriaque prend le dessus. Inquiète de mon état, je finis par consulter mon médecin. Après quelques examens, rien à signaler. Plus qu’à attendre que ça passe.

Une semaine, deux semaines… au bout d’un mois seulement, la douleur et les gonflements s’en sont allés.  

Youpi ! Je suis guérie !

​Brève réjouissance… Quelques jours plus tard, c’est mon genou gauche qui prend la relève. Je me traîne à nouveau, je ne peux plus plier la jambe, monter les escaliers est un calvaire et je n’en connais pas la raison. Nous sommes alors en juillet. Les jours passent et la douleur empire.

Bon d’accord, depuis 2 ans mon genou craque très fort lorsque je m’accroupis. Ce n’est même pas un craquement, c’est carrément un bruit de « déboitement ». Ce n’est pas agréable à entendre – surtout pour les autres – mais comme jusqu’à présent je n’avais aucune douleur, je n’ai jamais pris le temps d’aller consulter.

Je soupçonne une mauvaise posture au sol que j’ai adoptée durant plusieurs années devant mon ordi. Mais cela n’explique pas cette douleur spontanée.

C‘est alors que, voulant jaugée l’intensité de ma douleur, je plie mon genou. Aïe aïe aïe… il me fait mal, très mal ! Mais… il n'y a plus de bruits de craquements ou d’os qui se déboite ! Ce détail m’interpelle.

Est-ce l’effet de l’inflammation ? Mon genou n’est pourtant pas gonflé… Mais alors que se passe-t-il ? Et si mon genou était en train de se réparer de lui-même ? Et si j’étais en train de vivre une crise de guérison ? Ça vous semble incroyable ? Lisez la suite et vous allez comprendre.

En un instant, tout s'éclaire... LE BAIN DÉRIVATIF ! ​

​On rembobine le film et on retourne en avril. 

Lorsque j’ai eu mes premières douleurs, je venais de reprendre la pratique du bain dérivatif, à raison de 15 à 20 minutes quotidiennement.​ La douleur à la cheville comme effet indésirable m’avait vaguement traversée l’esprit car je me l’étais blessée 5 ans auparavant sans l’avoir fait soigner correctement. 

La douleur et le gonflement étaient d’ailleurs similaires, exactement au même endroit. Mais étant habituée à ce que les effets indésirables ne durent pas plus de quelques jours voire une semaine ou deux, j’ai écarté cette hypothèse. Du moins, jusqu'à la suite de mes aventures... ​

Revenons en juillet et à ma douleur au genou. Lorsque j’ai compris que cela pouvait être la conséquence du bain dérivatif, j’ai augmenté les séances. Et mon hypothèse se confirma. En poursuivant le BD, la douleur diminua progressivement. Mais si j’avais le malheur de m’arrêter un ou deux jours, elle revenait.

J’ai poursuivis la pratique assidûment durant plusieurs mois… En octobre, j’ai pu reprendre le sport en douceur même s’il y avait encore des mouvements que je m’abstenais de faire car trop douloureux. ​En décembre, j’ai pu à nouveau faire tout ce que je voulais mais sans forcer car je sentais que c’était encore un peu fragile. ​​Janvier, plus rien, ni douleur, ni craquement !

Certes, en 10 ans de pratique, j’ai déjà vécu de nombreux « miracles » avec le bain dérivatif. Mais cette fois, j’avoue avoir été totalement bluffée par ce que j’ai vécu. Et s’il y a bien une chose que le BD m’a appris, c’est la persévérance. ​Même lorsque tout semble aller à l’inverse du résultat escompté.

​Une éponge toute douce 
pour un BD tout en douceur !
(​moins irritant que le gant de toilette)

effets indésirables
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L'ouvrage de France Guillain, à consommer sans modération ! 

Pourquoi subit-on des effets indésirables ?

Imaginez que vous vouliez entreprendre des travaux dans votre maison et réaménager ce vieux placard dans votre chambre que vous n’ouvrez jamais. Plein d’énergie et super motivé pour votre nouveau projet, vous avez hâte de vous atteler à tâche ! Alors vous ouvrez les portes et… ô misère ! Vous aviez totalement oublié qu’il était si encombré de ce bric-à-brac que vous entassez depuis des dizaines d’années !

Avant d’entamer les travaux, il va falloir vider et trier le placard Votre motivation commence un peu à retomber. Mais vous ne vous découragez pas. Vous retirez rapidement tout le contenu du placard, trop pressé de passer à la suite, et posez chaque objet dans un coin de la pièce. Sur la table, sur votre lit, au sol… Il y en a partout !

En regardant tous ces objets étalés dans votre chambre, vous vous dites qu’il y a encore plus de bazar à présent que lorsque tout était entassé derrière la porte fermée de votre placard, bien à l’abri des regards. Vous vous sentiez de plus en plus dépassé et votre motivation perd en intensité.

Mais comme vous avez encore de l’énergie, vous décidez de trier : d’un côté ce que vous voulez garder, de l’autre ce que vous comptez jeter. Mince ! Vous n’avez plus de sacs poubelle et à cette heure-ci, les magasins sont fermés ! Bon et bien, il va falloir remettre tout ça à demain et supporter ce bazar quelques heures de plus…

​À présent, remplacer votre placard par votre corps.

​Vous décidez de tester cette super méthode du bain dérivatif parce que vous avez lu que cela participait à la perte de poids, recolorait les cheveux blancs, aidait à obtenir un meilleur sommeil… peu importe la raison pour laquelle vous avez commencé, vous avez hâte d’avoir du résultat et vous commencez vos séances avec joie et entrain.

Et puis, au bout de quelques jours, vous ressentez de la fatigue, des douleurs, une envie de pleurer sans raison, un manque d’entrain… vous êtres en train de vivre les effets indésirables.

Le bain dérivatif, c’est comme le grand ménage de printemps de votre placard. Il va déloger toutes les vieilleries qui stagnent dans votre corps : les maux et maladies, les petits bobos qu’on croyait guéris mais qui ne le sont pas totalement. Tout ceci représente pour votre corps des priorités, bien avant de vous faire perdre des kilos, recolorer vos cheveux ou apporter un meilleur sommeil… Votre organisme va se débarrasser des déchets et toxines et réparer les parties de votre corps qu’ils considèrent les plus urgentes. 

Ces déchets vont donc être remis en circulation dans votre organisme et se diriger vers les organes d’élimination (vos sacs poubelles) : reins, intestins, poumons, peau et fois. Or, si ceux-ci sont défaillants, épuisés et ne font plus leur boulot correctement, ils ne vont pas pouvoir traiter cette masse de déchets que le bain dérivatif leur envoie subitement. Ces déchets vont stagner et perturber votre organisme jusqu’à ce que vos organes d’élimination puissent les éliminer. 

​Les effets émotionnels

Revenons au placard. Imaginez que durant votre rangement, vous retrouviez des objets qui provoquent en vous des émotions fortes… les photos souvenirs de vos vacances dans le Périgord, la boîte à jouets de votre enfance, le foulard de la vieille tante Berthe que vous aimiez beaucoup…

Le bain dérivatif peut lui aussi faire remonter à la surface des émotions, des souvenirs, des événements non digérés… Il n’est pas rare qu’on se sente psychologiquement secoué pendant les phases de nettoyage en profondeur, avec des symptômes de dépression : tristesse, mélancolie, dévalorisation de soi…  

​Combien de temps les effets indésirables durent-ils ?

Continuons avec l’analogie du placard :  le temps que vous allez mettre pour trier et ranger votre placard va dépendre de plusieurs facteurs : votre motivation, votre énergie, la méthode que vous avez choisie, votre capacité à gérer les imprévus…

Si vous avez beaucoup d’énergie et de motivation, vous pourrez nettoyer et trier votre placard en quelques heures. Mais si vous êtes fatigués parce que vous n’avez pas beaucoup dormi cette nuit et que la machine à café est en panne, que vous n’avez pas de sacs poubelle pour mettre vos déchets et qu’en plus de cela, vous retombez sur des souvenirs qui vous remuent les tripes… il y a de grandes chances que vous décidiez d’arrêter et de reprendre votre tri après une bonne nuit de sommeil.

Si vous décidez de vider votre placard d’un coup, comme nous l’avons fait plus haut, vous allez rapidement vous sentir submergé et découragé par le bazar que vous aurez mis dans votre chambre.

Alors que vous si vous décidez de prendre votre temps, de sortir les objets uns à uns et de les ranger directement au bon endroit (et que vous avez pris soin de prévoir des sacs poubelles pour les objets à jeter), votre tri se fera beaucoup plus vite et dans de meilleures conditions.

Avec le bain dérivatif, c’est la même chose.

​Tout dépend des conditions dans lesquelles vous démarrez le bain dérivatif : la quantité de déchets à évacuer, l’état de vos organes, votre vitalité, vos attentes, votre motivation à persévérer, la gravité du problème à résoudre…

Si vous avez beaucoup de nettoyage interne à faire et que vous démarrez le bain dérivatif à fond avec un organisme épuisé et des organes d’élimination (vos poubelles) qui fonctionnent au ralenti, vous risquez de déloger beaucoup de toxines d’un coup qui ne pourront pas être correctement éliminées.

Ces toxines vont stagner dans votre organisme et provoquer des effets indésirables aussi longtemps que votre corps ne sera pas en capacité de les éliminer totalement. Occupé à gérer ses toxines, votre corps n’aura plus suffisamment d’énergie pour réparer les parties endommagées.

​Vous comprenez maintenant pourquoi les effets indésirables peuvent varier de quelques jours à quelques semaines, voire quelques mois (comme ce fut le cas pour mon genou) selon le problème et l’état de la personne.

​Peut-on y échapper ?

Il est rare d'y échapper totalement, car cela fait partie du processus de détoxification, tout comme lorsqu’on jeûne. Certains appellent ce processus, des crises de guérison.

Néanmoins, on peut réduire les effets indésirables de plusieurs manières :

✅ Adapter le temps de BD à ses besoins :​ France Guillain recommandait 10 à 15 minutes par jour dans ses premiers ouvrages. À présent, elle préconise 30 minutes par jour au minimum. Moi j’ai envie de vous dire d’y aller à votre rythme, en suivant votre ressenti.

Retenez bien qu’en augmentant le bain dérivatif, c’est comme si vous appuyez sur la pédale d’accélérateur de votre nettoyage. Et en diminuant le bain dérivatif, vous actionnez la pédale de frein. À vous de jouer avec ces deux pédales en fonction de vo​s besoins.

Par exemple, si les effets indésirables sont modérés et que vous sentez que vous avez la capacité à les surmonter, augmentez la durée des BD. Si à l’inverse, vous êtes épuisé et déprimé à la suite de vos séances de BD, et que les effets indésirables vous semblent trop difficiles à surmonter, freinez la détox et diminuez le temps de BD durant quelques jours.

En revanche, pour une douleur aiguë, de type articulaire comme j’ai eue, ​augmentez le temps de BD jusqu’à ce que celle-ci disparaisse totalement.

(Attention : toute douleur inconnue et persistante doit faire l’objet d’une consultation.) 

✅ Adopter une alimentation et une hygiène de vie saine : plus vous aurez une alimentation physiologique et un mode de vie équilibré, plus vous aurez la capacité à éliminer les toxines de votre corps. Opter pour une alimentation saine diminuera les effets indésirables et augmentera les bienfaits du bain dérivatif.

✅ Soutenir les organes d’élimination : les plantes sont un excellent soutien pour les organes. Vous pouvez les prendre sous forme de ​poudres ou de tisanes.

​Quelques plantes essentielles...

​Liste non exhaustive des effets indésirables les plus communs

- Fatigue : votre corps mobilise toutes ses ressources pour se nettoyer et se réparer alors reposez-vous.

– Douleurs diverses : d’anciennes douleurs peuvent réapparaitre de manière intense durant quelques jours. Selon le type de douleurs et votre tolérance, augmentez ou diminuez le temps de BD.

– Boutons ou autres affections de la peau : tout ce qui sort par la peau est un signe que les autres organes d’éliminations saturent et n’arrivent plus à éliminer tous les déchets. Soutenez vos organes d’élimination avec des plantes.

– Transit perturbé (constipation ou diahrée), ventre gonflé : l’intestin étant un organe d’élimination, il peut être encombré par toutes ces toxines à évacuer. Les lavements aideront à éliminer l’excès de matière.

– Tristesse, moral dans les chaussette, dévalorisation de soi : conséquence des toxines qui stagnent dans l’intestin. Dans ce cas, je préconise également une série de lavements.

– Cycle menstruel perturbé : les règles c’est autre manière de détoxiner chez la femme, le BD peut perturber le cycle qui se régularisera de lui-même même chez la femme dont le cycle est irrégulier.

​Les lavements peuvent être d'un grand secours en cas d'intestins surchargés. Ils peuvent se ​pratiquer tranquillement chez soi à l'aide d'un bock à lavement

Plus plus d'informations, consultez mon article : un détraqueur dans mon ventre, le nettoyage des intestins grâce aux lavements.

lavements

Nous voici arrivé au terme de cet article. J’espère à présent que la peur des effets indésirables ne sera plus un obstacle pour commencer la pratique du bain dérivatif. Ils font partie du processus, voyez-les comme des crises de guérison !

N’hésitez pas à communiquer vos expériences et témoignages en commentaires. Ils sont une source précieuse d’informations pour mes lecteurs !

About the Author

  • Naj dit :

    quel fabuleux article merci beaucoup . Quelqu’un veut il relever le défi des bains dérivatifs . J’ai commencé il y a 3 jours . Merci pour ces articles sur les bains dérivatifs vraiment très très intéressant. NS

  • Léanne dit :

    Merci pour cet article, toujours aussi intéressant. Pour témoigner, ça fait plus d’un an que je pratique le BD à raison de 20-25 min par jour et après une grosse crise d’élimination 3 mois après (fatigue, flemme de tout, angoisse générale, colère, tristesse, douleurs utérines…), mes cycles menstruel sont passés de 21 jours à 26, et un an après à 28. Une grande victoire pour moi qui en souffrais depuis des années. J’ai remarqué aussi qu’elles étaient devenues plus continents et que je n’avais plus de douleurs aux seins avant de les avoir (le crudivorisme et les jeûnes ont aussi bien sûr participé mais c’est les bd que j’ai commencés en premier)
    En ce moment j’ai un peu relâché mais ton article m’a donné envie de m’y remettre. Bon frottage de l’aine à tous et à toutes et bonne régénération

    • Philosophine dit :

      Yes ! Super ! Merci pour ton témoignage ! Le bain dérivatif rend la période des règles vraiment plus confortable !
      Avec l’été qui arrive c’est le moment de s’y remettre, avec la chaleur les effets sont décuplés je trouve !

      Bon BD à toi aussi ! Au plaisir de te lire 🙂

  • Evelyne dit :

    Bonjour, merci beaucoup pour cet article. J’ai cependant 2 questions : peut on faire le BD pendant les règles ? Il me semblait que non. Par ailleurs comment faites vous pour ne pas avoir froid aux mains au contact du gant imbibé d’eau froide ? Merci d’avance pour votre réponse.

    • Philosophine dit :

      Bonjour Evelyne,

      Pour le BD pendant les règles, c’est comme vous le sentez. Certaines femmes font le BD durant les règles pour supprimer la douleur, tandis que d’autres ne supportent pas le BD pendant les règles.

      Etant donné que je chauffe les toilettes avec un petit chauffage d’appoint, je n’ai jamais froid aux mains. Mais vous pouvez porter des gants de ménagère afin que vos mains ne soient pas en contact avec l’eau !

      Au plaisir de vous lire. Bon BD !

  • Murielle dit :

    Je connais les bains dérivatifs depuis un moment et il est vrai que la vie faisant…j’avais abandonné. Des soucis de santé depuis une grippe cet hiver qui s’enchainent avec plein d’autres petites choses m’ont fait dire d’y retourner. J’ai commencé il y a à peine un mois et je dois dire que c’est pas l’enfer pour le moment mais je n’en suis pas loin. Actuellement une crise hemorroidaire comme je n’ai jamais eue (meme si j’en ai eu un peu par le passé…rien de comparable) Je m’accroche. Hors de question d’abandonner. Je fais entre 10 et 15 minutes par jour (les poches me donnent des mycoses et des irritations..chouette) Je vais essayer malgré tout de faire avec les poches en plus. Donc à voir pour la suite…mais pffff c’est dur….

    • Philosophine dit :

      Olala ! Et oui, les crises de guérison ce n’est pas marrant du tout… faut s’accrocher ! Pour les poches, est-ce que tu les protèges avec une enveloppe en coton ? C’est moins irritant et cela permet de les passer facilement à la machine 😉

      Bon courage à toi !

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