Retour sur le chemin du minimalisme après un an de pause

By Philosophine | Ma maison écolo

​En janvier dernier (2015), je suis partie à Lyon en mode ultra-minimaliste pour ​emménager en colocation avec un ami et vivre une expérience inédite, en grande ville. Hélas, malgré ​nos affinités en terme de mode de vie sain, mon colocataire s’est révélé être totalement à l’opposé de moi en terme de simplicité volontaire, d’écologie, de gestion des déchets etc….

J'étais ​à mille lieues d'imaginer ce que j'allais vivre et je n'y étais pas du tout préparée...

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Je me voyais déjà... 

​Pleine d’enthousiasme, je me voyais déjà mener une vie en harmonie avec mes aspirations en simplifiant mon quotidien de manière à pouvoir consacrer davantage de temps à mes passions. Tout en favorisant un mode de vie physiologique et écologique dans la mesure du possible. 

Je m’étais imaginée faire des petites plantations sur le balcon, nourrir les oiseaux…. et même envisagé l’installation d’un lombricomposteur d’appartement ! Mais la réalité m’a rapidement rattrapée. Je me suis retrouvée démunie face à un mode de vie contraire à tout ce que j’avais pu vivre jusqu’à présent.

J’ai bien tentée de faire passer quelques messages en douceur pour que mon coloc ​prenne ​des conséquences de ses actes. Oh ​je ne voulais pas non plus trop le bousculer ! Simplement modifier quelques habitudes​ telles que remplacer le fameux essuie-tout – mon coloc utilisait pas loin d’un rouleau par jou​r !!! – par des​ serviettes  en mircro-fibres. Ou encore, instaurer le tri collectif, inspecter régulièrement le frigo et les placards pour ne pas laisser pourrir de la nourriture. Des choses basiques quoi ! En vain...

Ah si, j’ai tout de même réussi à me débarrasser du tas de prospectus dans la boite aux lettres grâce au Stop-Pub ! 

​J’ai l’impression d’avoir passé 8 mois à faire le ménage, sortir les poubelles, me battre pour des broutilles et tenter de récupérer ce qui était récupérable. Mon coloc ayant des soucis personnels assez lourds, cette démarche ne faisait pas partie de ses priorités – ce que je peux comprendre  - mais tout de même ! Alors, j’ai fini par « accepter » la situation non sans un gros pincement au coeur.

Heureusement, j’ai aussi beaucoup appris de cette expérience et c’est ce que je dois retenir à présent.

​Apprendre de ses expériences

​Comme je l’ai dit plus haut, je suis partie là-bas en mode ultra-minimaliste : un matelas, une table basse en guise de bureau, une lampe, une petite penderie, le minimum de fringues, des livres, quelques ustensiles de cuisine et quelques bricoles dont je me sers au quotidien.

Au final, je m’en suis très bien sortie et n’ai pas eu l’impression de manquer de quelque chose hormis des petits détails parfois enquiquinants (manque d’outils pour faire un peu de bricolage par exemple).

La manque d’argent s’étant vite révélé problématique dans un monde urbain où le train de vie est cher. Je me suis lancée dans quelques fabrications maison supplémentaires entre deux séances de ménage et un allez-retour en courses : le liquide-vaisselle, le mascara et eyeliner, la fabrication du ghee, des mélanges de plantes médicinales… J’ai aussi découvert la recup’ à la fin des marchés. 

J’ai pris conscience, dans ce monde de fou, qu’il y avait encore beaucoup de boulot à éveiller les consciences parce que je dois vous avouer que… Avant de sortir de ma grotte pour débarquer en grande ville, je n’avais pas conscience de tant de consommation et de gaspillage. Enfin si je le savais en théorie… mais entre le savoir et le voir de ses propres yeux, il y a tout un monde !

Ca m’a déconcertée.

Je me rends compte aujourd’hui de l’importance de sensibiliser, par des messages, des actions – en passant, connaissez-vous Les Gars’pilleurs ? – de simples gestes, des écrits comme je le fais en ce moment même ou par le fait de montrer l’exemple. Car ce qui me semble normal et logique ne l’est pas forcément pour tous. Ce que j’ai tendance à oublier.

​Béa Johnson est une française installée aux Etats-Unis avec son mari Scott et leurs deux jeunes garçons. Elle s'est lancée dans une étonnante aventure : simplifier sa vie en réduisant ses déchets. Aujourd'hui, la famille Johnson n'en produit plus qu'un litre par an ! Dans ce livre, Béa nous dévoile des centaines d'astuces et de conseils pratiques pour adopter un mode de vie durable...

​Minimalisme : la reprise ?

​De retour chez ma mère depuis cet été, j’ai tenté de reproduire cet espace de vie personnel ultra-minimaliste. Il n’y a quasiment rien de plus que ce que j’avais dans ma chambre à Lyon, tout le superflu étant… dans la pièce à côté. 

Et voilà donc pourquoi il me faut reprendre ce défi, pour débarrasser, trier, ranger la fameuse pièce d’à côté : fringues, bibelots, matériel de bricolage, trucs dont je ne me sers plus, trucs que je ne sais même plus que j’ai en ma possession. Sans compter les cartons rangés au grenier que je n’ose même pas ouvrir.

Bref. J’ai encore du boulot. A bien y réfléchir, c’est un travail de tous les jours qui ne finit jamais​.

​J'​ai envie de reprendre en main ce défi toujours dans le but de m’alléger, de me simplifier la vie, d’être en accord avec moi-même, dans la limite du possible avec les moyens que j’ai actuellement. Car il me semble inutile de viser un idéal qui n’est pas dans mes possibilités à l’heure d’aujourd’hui au risque de ressentir de la frustration. 

Chaque chose en son temps.

​Quelques objectifs en vue

  • ​Me débarrasser une bonne fois pour toute de tout objet inutile ou ayant pour effet de faire remonter des souvenirs ou émotions négatives à la surface.
  • Trier l’intégralité de mon ordinateur (dossiers, photos, documents….)
  • Revoir entièrement ma garde-robe (gros défi)
  • Créer encore moins de déchets dans mes achats alimentaires. Bien que mon alimenation en grande partie frugivore y contribue déjà largement, il y a quelques petites choses dont je voudrais me débarrasser tels que certaines emballages.
  • Préparer davantage de cosmétiques et de produits d’entretien. J’aimerais me lancer dans le maquillage fait maison, pour le reste je me débrouille déjà pas mal.
  • Lire le livre Zéro Déchet de Béa Johnson depuis le temps que j’en entends parler !

Et puis j’oublie certainement d’autres trucs importants qui me tiennent à coeur mais j’aurai l’occasion d’en reparler au fil de mes articles

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